Carnet de route AUSTRALIE

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Mot clé - West MacDonnell Range

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lundi, juillet 20 2009

Redbank Gorge - West MacDonnell Range

redbank Gorge - West MacDonnell ranges

Stop à Glen Helen où j’ai avalé un énorme burger. Le vieux ranger à la pompe à essence avait une dégaine d’enfer, il m’a dit qu’un jour il avait boxé avec un grand kangourou roux de 1,80 m ! J’ai visité Redbank Gorge dont la piste d’accès n’est pas trop mauvaise. Juste trois passages de rivières ensablées où les quatre roues motrices sont bien utiles. Comme d’habitude le coin est super joli. En revanche l’eau est toujours aussi glaciale. J'ai essayé de voir le défilé de bassins en escaladant par le côté intérieur gauche sans résultat. Très vite les paroies abruptes et glissantes m'ont arrêté. Ensuite j'ai escaladé par le côte extérieur droit, mais là ça n'en fini plus, il y a plein de spinifex qui pique partout à travers les vêtements, et il fallait aller super loin pour rejoindre la gorge de l'autre bord. N'oublions tout de même pas que c'est les vacances!

redbank Gorge - West MacDonnell ranges

Le défilé est super étroit, une succession d’une dizaine de bassins qui ne voient jamais le soleil. Dans le douzième habite un énorme serpent selon la légende. Il est conseillé de prendre une bouée, voir carrément une petite embarcation gonflable ou une combinaison de plongée si l’on veut traverser le point d’eau pour accéder aux bassins sous peine de tomber en hypothermie tant l’eau est froide. Il y a plein de wallabies des rochers à pieds noirs, vraiment peu farouches.

redbank Gorge - West MacDonnell ranges

Au petit camping à l’entrée de la gorge, il n’y a personne hormis les oiseaux. Ce soir c’est soirée « feu et méditation ». C’est comme dans les livres d’Arthur Upfield, une fois le feu éteind il n’y a aucun son. Plus le moindre murmure de vent, rien ne bouge sinon les étoiles au dessus de moi. C’est vraiment impressionnant de se retrouver seule comme cela en pleine nature dans un silence parfait, en fermant les yeux on pourrait presque disparaître.

Gosse Bluff - West MacDonnell Ranges

Ensuite un petit crochet par Gosse Bluff où j'ai rencontré un jeune Australien "Mike", drôlement sympatique. Il a une super voiture 4X4 toute équipée, à en faire baver! Il parait que c'est une comète qui est tombée il y a 142.5 millions d'années. En plein milieu de la plaine cela a crée un rampart circulaire de roches de cinq kilomètres de diamètre et de peu-être cent mètres de haut. En examinant les roches alentours il y a une deuxième cercle d'impact de 25 km de large où les pierres ont subit la même métamorphose, mais qui est aujourd'hui complètement erodé. C'est assez impressionnant d’imaginer le cataclysme que cela a du entraîner, mais il faudrait pouvoir prendre un peu d'altitude pour admirer le site. Les légendes aborigènes parlent aussi de quelque chose venu du ciel!

Gosse Bluff - West MacDonnell Ranges

dimanche, juillet 19 2009

Namatjira Drive - West MacDonnell Range

Ochres pit

Ochres Pit sur la Namatjira drive pour les amoureux des couleurs; c'est la rivière qui, avec le temps et les crues annuelles, a mis à nu l'ocre naturelle présente sur les parois de son lit. Les aborigènes, il y a encore quelques années, venaient s'approvisionner ici. Ils pilaient la roche jusqu'à obtenir une poudre qui mélangée avec de l'eau offrait toute une palette de couleurs pour leurs décorations corporelles.

Ochres pit

Stanley Chasm : ça devient vraiment joli. En suivant pendant environ 20 minutes le bord du lit de la rivière assèchée on arrive dans un défilé très étroit que le soleil n'illumine que quelques instants vers midi tant les parois sont verticales (~60m). Il y a quelques touristes, le coin est très chouette et facile d'accès. Il y a beaucoup de fleurs au sol et sur les arbustes, même quelques palmiers-choux. On ne peut pas traverser le défilé sur toute sa longueur, il est obstrué par un point d'eau... Glacial ! Escalader les parois à moins d'être une araignée me semble vraiment impossible à main nue.

Stanley chasm

Serpentine gorge : J'ai croisé un couple de touristes sur le parking, ils seront les seuls de la journée. Un petit parc adorable, ça vaut le coup d'aller voir voir en haut, la vue est drôlement chouette, bon spot pour le pique-nique. Je crapahute par-ci, par-là sans jamais me lasser, "l'homme aus semelles de vent" !

Serpentine gorge

Le mois de Juin c'est vraiment la meilleure période pour visiter le coin, j'ai tout cela pour moi toute seule. Je m'arrête souvent dans mes ballades pour laisser les oiseaux venir à moi et obsever la nature, 752 espèces de vollatiles en Australie, il y a de quoi faire.

oiseaux d'Australie

6 Heures du matin, la lueur du jour pointe doucement. J'ai fait un petit feu pour m'enfiler de tasses de Milo bien chaud, une barre de céréales et c'est reparti ! La nature se réveille aux premières lueurs du soleil, les oiseaux, un peu avant. J'en ai croisé de toutes sortes, beaucoup dont je ne connais pas le nom, pas mal de perroquets aussi, ils se nourissent au sol tôt le matin. Accroché à un rameau, un petit oiseau jaune et gris avait fait son nid, comme un petit panier suspendu. La mère en me voyant c'est envolée et paillait pour attirer ailleurs mon attention. Dans le nid il y avait un oeuf et un tout petit oisillon. Je ne me suis pas attardée, il fait plutôt frisquet ce matin et le bébé n'avait qu'un duvet tout fin. Dès que je me suis éloignée la maman a vite fait de reprendre son rôle de radiateur.

oiseaux d'Australie

Namatjira drive

Namatjira drive

samedi, juillet 18 2009

West MacDonnell Range - Orminston Gorge

C'est l'endroit dont j'avais besoin, le mont Sonder est superbe et il règne ici une sensation de paix incroyable. Pourtant sur le chemin j'étais tellement triste car le feu a beaucoup ravagé la nature. On aurait dit un animal carbonisé dont la peau noircie avait rendu l'âme. Heureusement dans la gorge tout est intact. Les gros gommiers à l'entrée, le point d'eau avec même canards et poissons. Et puis il y a plein de petits wallabies partout. En comparaison avec les gros roos, ils font tout fragiles, de la taille de mon chat Sherkan.

Orminston pound - Australie - territoire du Nord.

Je suis montée un peu en hauteur sur les blocs effondrés dans la gorge, cela me permet d'être à l'abri des visiteurs. Comme si je faisais partie du décor. Autour de moi il y a six ou sept wallabies. Ils ont l'air drôlement curieux, certains se sont même rapprochés. D'autres comme les gros kangourous ont un peu tapé du pied, mais bon, on serait plutôt mort de rire qu'impressionné! J'ai déjà quelques photos, un petit c'est laissé approcher à trois mètres. Il y en a un qui arrive en tapant des pâtes arrière à chaque bond, il est vraiment trognon.

Orminston pound - Australie - territoire du Nord.

Ici, il y a plein d'oiseaux qui font de drôles de bruits qui résonnent dans la gorge. Les arbustes qui sont en fleur sont couverts d'abeilles. L'herbe ici est plus verte, c'est un vrai petit paradis, les roches sont stratifiées en forme de vagues, d'ondulations, tout vit. Et même si les cailloux n'ont aucune valeur marchande, ils sont superbement colorés comme des tableaux, j'aimerais tous les ramener! C'est fou certains petits gommiers poussent directement sur la falaise, parfois même à l'horizontale.

Orminston pound - Australie - territoire du Nord.

Alors les wallabies c'est carrément l'invasion, j'en ai approché un à deux mètres, il semblait endormi au soleil. J'ai fait plein de photos, je n'arrêterais pas. Vers la fin de la gorge, la paroie sud est composée de deux parties. L'inclinaison est de 30° Jusqu'à mi-hauteur, puis verticale. Sur la partie basse, toutes les roches sont fracturées en forme de cubes, on dirait des allées pavées avec des gradins, ou un ancien amphithéâtre romain, mais fait pour des géants. Il plane comme un parfum d'éternité.

Orminston pound - Australie - territoire du Nord.

J'ai encore vu d'autres wallabis, j'en ai approché un de tellement près que j"ai frôlé les poils de son dos du bout des doigts. Je crois que je vais rester ici quelques Jours. Il y a un peu de monde au camping mais comme il est petit ça limite vite le nombre. Il y a des douches presque chaudes à utiliser en fin d'après-midi uniquement. Dommage aussi, vu les risques d'incendies, on n'a pas le droit d'allumer de feu. Il y a plein d'oiseaux ici, dont les inévitables corbeaux. l'endroitt doit leurs plairent car ils font des vocalises et se parlent d'un bout à l'autre de la gorge. C'est aussi étrange ce genre de lieu, ça donne envie de faire le moins de bruit possible pour ne rien déranger. Peu-être pour se sentir complètement fondu dans le paysage. Il est 18H et la fraicheur se fait sentir. Je rentre au camping, ce soir c'est l'oppulance, au diner : côtes d'agneau grillées.

Orminston pound - Australie - territoire du Nord.

14/06 : Rien à dire, je me suis balladée toute la journée pour explorer une autre gorge qui débouche également dans le grand cirque d'Ormiston pound, l'après-midi j'ai fait quelques croquis, assise parmis les wallabies.

Orminston pound - Australie - territoire du Nord.

Le silence envoûtant des grands espaces, la terre peinte rouge. Un ciel saturé cobalt, cristallin sans texture, sans limite, pas une âme à la ronde. Tout frémit pourtant, des entrailles de la terre une clameur sourde gronde, l’inexorable énergie du monde. La nature est magique, je me sens si petite.

Dans les montagnes arides serpente une gorge profonde, elle suit les méandres d’une rivière aujourd’hui presque sèche. Une fois l’an les pluies de la mousson la transforment en torrent, mais en cette saison ne subsistent que peu de trous d’eau, bordés de grands gommiers fantômes à l’écorce laiteuse. On peut lire l’histoire du temps sur les parois abruptes du défilé. Des strates apparentes, parallèles, froissées comme du papier. L’énergie transpire de partout, l’espace-temps est tout près. Le soleil se lève, éclabousse de lumière le versant de la gorge qui lui fait face. Les roches ont des couleurs somptueuses comme des milliers de tableaux, ocre, violine et feu. Je marche à l’ombre de l’autre côté, la rivière chantonne, chatoie. Autour des rochers bleus de la capture du ciel, l’or liquide palpite. Nulle imagination, la nature m’a offert ce rêve éphémère. Doucement s’immisce en moi un sentiment nouveau, mon âme grandit toute seule, j’ose à peine respirer. Les voix des corbeaux résonnent un instant, le silence prend encore plus d’ampleur. A des centaines de kilomètres alentours il n’y a personne, pourtant je ne suis plus seule. Ici « je suis, je suis à jamais, ce qui a été, ce qui est, ce qui sera ».

Orminston pound - Australie - territoire du Nord.

Un son étouffé dans les rochers sur les hauteurs en face de moi, un wallaby m’observe en faisant sa toilette, nous avons tout notre temps. Ce calme si parfait, la vision est si nette, mon cœur perçoit toutes choses simultanément. Du fond de la gorge soudain des piaillements et des cris, un son qui comme une vague se propage. Des dizaines de perruches d’un vert flamboyant tracent, déjà me survolent et s’enfuient. Silence. Le calme se re dépose. Juste quelques battements de cœur qu’à peine me parvient un bruissement fulgurant. Pas le temps de tourner la tête ils sont déjà sur moi, deux grands faucons fendent l’air, flèches poursuivant leurs proies. Ils jouaient, ils ne chassaient pas. Je n’aurais d’eux que le souvenir d’une vision fugace, mais surtout la mémoire du bruit extraordinaire du vent dans leur plumage. Je me suis allongée sur le sable doux et tiède, les yeux grands ouverts. Je parle aux montagnes, j’écoute la terre chanter, la fourmi m’accompagne, les arbres m’ont caressé. Tout depuis me parle, je suis le monde entier.

Orminston pound - Australie - territoire du Nord.

vendredi, juillet 17 2009

West MacDonnell Range - Ellery Creek

La première surprise à Ellery Creek est l’entrée du petit camping rudimentaire. On y trouve qu’une espèce de boite postale métallique. En sa partie supérieure, dans un coffret étanche, des enveloppes sont à la disposition des visiteurs. On y inscrit son nom, le numéro d’immatriculation de son véhicule et la durée de son séjour. A raison de cinq dollars australiens par jour, la somme due doit être cachetée dans le pli et le tout glissé dans la partie inférieure de la boite. Il n’y a ni bureau, ni âme qui vive à la ronde, le premier poste de Rangers doit se trouver à plus de quarante kilomètres de là. Mes compatriotes ne me contrediraient pas, en France, dans un endroit si isolé, personne ne paierait. Et si quelques-uns uns d’entre eux avaient subitement perdu le goût de la resquille, les suivant rattraperaient l’affaire en dérobant le contenu entier de la boite.

La rivière Ellery au cours des ages a creusé une brèche évasée dans la ligne de crêtes de la chaîne des West MacDonnell, en hiver lorsque le cours d’eau s’assèche, un profond point d’eau subsiste aux pieds des collines. L’endroit n’est pas spectaculaire, mais aux aurores il se pare d’une atmosphère quasi divine. De chaque côté du défilé, deux gommiers au feuillage gris bleu se découpent avec une netteté surprenante sur un fond de roches orangé. Leurs troncs blancs transparaissent dans l’ombre comme des fantômes torturés Assise face aux reliefs au bord de l’eau, j’assiste à la naissance du jour. Le ciel diaphane aux premières lueurs tourne au bleu pâle sans texture.

Ellery creek

Pas le moindre souffle d’air, pas un bruit, la surface du bassin aussi lisse qu’un miroir. La nature s’y reflète dans toute sa splendeur. Le tableau est d’une telle perfection que je n’ose bouger, de peur de rompre le charme. Immobile au pied d’un bosquet, seule mon âme se meut, s ‘envolant dans un décor qui parait immuable. Et si les scientifiques aujourd’hui, soupçonnent un univers dont le nombre de dimensions serait au moins supérieur à dix, il me semble qu’elles se trouvent ici toutes représentées. Il est doux de s’évader, de se laisser bercer en toute quiétude dans une nature dont la beauté a atteint le sommet de son art. Doucement, au même rythme que le jour, la vie s’éveille. Le plan d’eau se trouble par endroit, de petits poissons au ventre rond, de leur bouche dessinent des arabesques en surface. Non loin de moi, sur la rive, deux corbeaux viennent prudemment se désaltérer. Après quelques longues gorgées, ils s’envolent en direction des gommiers, leur image les accompagne sur la surface miroitante du bassin. A ma droite, un couple de perroquets déambule à terre à la recherche de nourriture. L’un d’eux déterre un énorme ver qu’il engloutit goulûment sous les cris et jérémiades de son partenaire, le partage n’est pas de rigueur ce matin. L’air exhale une odeur enivrante, de terre et de Mimosa. La saison précoce cette année a fait éclore des millions de petites fleurs duveteuses au parfum délicat. Après une heure de parfaite quiétude, je quitte mon observatoire à regret, mais il me semble soudain que du haut des collines la vue doit être superbe.

Ellery creek

Le plan d’eau occupe toute la zone de la brèche dans les montagnes et les parois abruptes du défilé interdisent l’escalade à main nue sans matériel adéquat. J’aimerais bien découvrir quel paysage se cache derrière la chaîne longiligne des MacDonnell. Je m’éloigne du bassin à la recherche d’un passage sur les pentes voisines. Soudain, je me fais surprendre par une cacophonie mouvante, un vol d’une vingtaine de cacatoès noir et rouge arrive comme un tourbillon. Ils s’abattent sur un arbre un instant, semblant semer pagaille et discorde, puis aussi soudainement re décollent pour une destination inconnue. Après quelques minutes de marche, le versant de la colline me semble moins pentu, les rochers plus propices à l’ascension. J’arrive non sans peine non loin du sommet pour rencontrer une muraille de plusieurs mètres du haut. Il me faudra plus d’un quart d’heure pour trouver un passage, une petite faille parallèle au relief. J’ai l’impression d’escalader une cheminée, tous les muscles de mes jambes se mettent à trembler, ce n’est que grâce mon caractère relativement têtu que je me hisse enfin sur les hauteurs. J’ai déniché une zone presque plane qui surplombe le plan d’eau, le point de vue valait mes efforts. Après les plaines, des chaînes montagneuses s’alanguissent à l’horizon comme d’énormes serpents assoupis. Quelques aigles planent très haut dans le ciel, sans un battement d’ailes, comme suspendus dans l’espace. De mon sac à dos, je sors mon déjeuner, mon bloc notes et mon carnet à dessin. Rien ne presse, tout ici invite à prendre son temps. Après une petite sieste méritée, j’explore les crêtes et trouve rapidement une voie plus aisée pour redescendre. Je longe une veine de roches pourpres, les pierres roulent sous mes pas, provocant de petits éboulements.

Ellery creek

Alors qu’un gros caillou fini sa course en heurtant une longue dalle plate, une tête allongée émerge de l’ombre. Croyant avoir à faire à un gros lézard, je m’approche rapidement l’appareil photo en main. Mais le corps du reptile n’en fini plus de sortir, révélant un long serpent qui se dirige sans peur sur moi. Vert olive, les écailles bordées d’un ton plus soutenu, il est magnifique. Je fais deux pas de côté pour m’éloigner de lui, et doucement il change sa trajectoire pour venir à ma rencontre. Ses yeux n’ont pas quitté les miens une seule seconde. Comme dans « le livre de la jungle », il semble me susurrer : « aie confiance-ce, dort mon gars ! » Pendant quelques instants, comme hypnotisée, je reste sur place. Lorsque j’arrive enfin à soustraire mon regard du sien, je me rends compte qu’il doit mesurer au moins un mètre quatre vingt. Tant pis pour la photo, je prends mes jambes à mon cou et détalle le long de la pente sans me retourner.

Quelques temps plus tard, alors que je visitais le Reptiles Center d'Alice Springs, je reconnus le serpent d’Ellery Creek : King Brown Snake, appelé communément Mulga Snake. Affichés sur le mur à côté du vivarium, des articles de journaux relataient quelques rencontres avec l’animal en question. Un conducteur de camion, alors qu’il changeait un pneu sur une piste de l’Outback fut attaqué par un Mulga Snake qui s’était glissé sous le véhicule. Le serpent visant les yeux, le mordit au visage. L’homme ne mourût pas sur le coup, mais ses chaires se nécrosèrent et il perdit la moitié de son visage dans les mois qui suivirent l’agression. L’année suivante, le poison comme une gangrène insidieuse eut raison du malheureux routier. Si tous les accidents n’étaient pas suivit de mort d’homme, les blessures engendraient toutes une profonde nécrose des tissus, souvent suivie d’amputation. Sur les hauteurs de MacDonnell La chance avait été de mon côté.

Ellery creek